Retour en Chine pour ce Mille et un visages, à l’occasion duquel nous souhaitons la bienvenue à Aïssata, qui vient de prendre ses fonctions de coordinatrice pédagogique à l’Alliance française de Qingdao. Merci beaucoup Aïssata pour cette interview et ces conseils !

Q1. Comment en es-tu venue au FLE ?

Par hasard. C’était pas un plan de carrière. J’ai décidé de faire du FLE à la fin de ma deuxième année de fac. J’avais un voisin qui faisait du FLE et qui trouvait ça cool.

Q2. Où as-tu commencé à enseigner ?

J’ai d’abord fait un stage à l’ASTM de Montpellier, l’association pour les travailleurs migrants, c’était un stage d’observation. Et ma première vraie expérience a été à l’Alliance française de Quito, j’ai adoré. C’était une jolie alliance, très bien équipée, l’équipe était super sympa, l’Alliance était très dynamique pédagogiquement, et culturellement, on a eu beaucoup de formations pédagogiques.

Q3. Tu as enseigné 2 ans aux Seychelles, comment était ton public ?

On avait une majorité d’enfants et d’adolescents car le français est une langue officielle. Le Delf scolaire est obligatoire, et un pacte linguistique a été signé ; le français est en théorie très présent dans la vie quotidienne. C’est un public qui communique beaucoup, très enthousiaste. Du fait du créole proche du français, les étudiants ont beaucoup de facilité à acquérir les premiers niveaux de français.

Q4. Qu’est-ce que tu aimes dans le métier de prof. de FLE ?

J’aime l’enseignement, j’aime en arriver au point où j’apprends, où ils arrivent à utiliser ce qu’ils ont appris pour m’apprendre. Ça m’est arrivée au Brésil, les étudiants m’ont raconté des choses sur la culture de leur pays. J’aime aussi tester des nouvelles activités, j’ai aussi un peu l’impression de jouer des pièces de théâtre. J’adore !

Q5. Tu es responsable pédagogique, que conseilles-tu aux enseignants qui débutent ?

Comme conseils, soigner la préparation de ses cours : c’est primordial. Demander des conseils aux profs plus expérimentés, ça m’a aidé pour préparer mes cours au début. Il faut avoir de bonnes connaissances théoriques, connaître le CECR, et les descripteurs des compétences. S’ouvrir à ses étudiants, être proche d’eux, il ne faut pas qu’ils sentent une distance qui les empêchent de poser des questions. Il faut oser se raconter, c’est comme ça que tu arrives à mobiliser tes étudiants, à leur donner envie de raconter, de partager leur point de vue. C’est important de casser cette image statique du prof.

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