Catherine, enseignante et chargée de mission création et innovation pédagogique à l’AF de Lyon, a participé aux journées AppliFLE, voici ce qu’elle nous en dit.

Q1. Comment s’est déroulé le colloque ?

Le magazine LCFF avait organisé deux journées « AppliFLE » sur le thème « Enseigner autrement : les alternatives à un enseignement académique » autour de 9 ateliers mettant à l’honneur des sujets qui permettent de varier les pratiques de classe. Certains ateliers étaient résolument tournés vers le moderne et les nouvelles technologies alors que d’autres visaient des techniques plus classiques mais tout aussi ludiques comme le théâtre ou le jeu.

Voici les ateliers proposés :

  • Jeux de théâtre pour dynamiser la classe de langue, présenté par Frédérique Treffandier (Alliance française – Cavilam)
  • Enseigner et apprendre plus jamais comme avant, par Emilio Marill (éditeur)
  • Initiation à la pratique radio pour l’apprentissage du FLE, par Thierry Riera (Radio France)
  • Enseigner le français par le dessin architectural, par Rémi Orzalesi (LCFF)
  • Le français en jeu(x), par Anouk Pouliquen (formatrice de formateurs FLE/FOS)
  • Intégrer les télé-simulations en classe de FLE, par Adrien Payet, Saliha Ouldyerou et Laurence Martin (Dramafle)
  • Enseigner le FLE à l’aide d’un réseau social d’apprenants, par Gildas Gressant (T’enseignes-tu le FLE ?)
  • Presse et télévision, une mine de documents authentiques pour la classe de FLE, par Richard Bossuet (TV5monde)
  • Les applications numériques FLE pour smartphones et tablettes, par Florence Teste (LCFF)

Q2. Y avait-il seulement des conférences ? Des ateliers optionnels ?

Neuf ateliers étaient proposés, il fallait faire un choix pour n’en retenir que 4.

Pour ma part, j’ai choisi de venir assister à ceux traitant des nouvelles technologies puisque l’innovation pédagogique est au cœur de mes missions au sein de l’Alliance française de Lyon.

Des partenaires avaient fait le déplacement pour proposer leurs produits ou leurs projets à travers différents stands et présentations. On a pu voir notamment le jeu « rendez-vous avec le français » de l’association Majega, les nouveautés de la Maison des langues, la Caravane des 10 Mots, le site franc-parler-oif.org et bien sûr le magazine LCFF.

Q3. Qui étaient les participants ? Y a-t-il eu beaucoup d’interactions entre les participants ?

Beaucoup de personnes avaient fait le déplacement, certaines venant même du Québec ou de Roumanie pour n’en citer que deux. Notons entre autres la participation de beaucoup de professeurs de FLE, de futurs enseignants, de responsables d’écoles, de coordinateurs pédagogiques, de chargés de missions.

Les ateliers étaient, certes, des moments d’échange mais c’est surtout lors des moments de pause que les participants ont pu discuter et partager leurs pratiques et leur vision de l’enseignement du FLE.

Q4. Quelles interventions t’ont le plus intéressée ? Pourquoi ?

J’ai beaucoup aimé toutes les interventions car elles m’ont permises de constater que le travail réalisé par l’équipe pédagogique de l’Alliance française de Lyon et les projets à venir allaient dans la direction d’un enseignement toujours plus moderne et ludique. J’ai particulièrement apprécié la présentation des applications numériques FLE pour tablettes et smartphones, sujet qui m’intéresse beaucoup en ce moment. Florence Teste a partagé une partie de sa veille technologique et ses expériences sur des applis concrètes que nous pouvons tout suite tester avec les apprenants : ça m’a remotivée pour continuer une veille ciblée et mutualiser mes découvertes !

Q5. Si tu devais ne retenir qu’une chose de ce colloque, ça serait…

Nous sommes souvent trop enfermés dans notre quotidien d’enseignants et nous ne prenons pas assez le temps d’échanger sur nos pratiques de classe alors les enseignants FLE ne cessent de proposer des séquences créatives ! Continuons à partager nos expériences, c’est enrichissant et motivant ! Vivement les prochaines journées AppliFLE !


Sophie, que vous connaissez très certainement pour ses activités et fiches pédagogiques sur le blog Agir en français, a également participé aux journées AppliFLE et a bien voulu nous faire part de ses impressions.

 

Q1. Comment s’est déroulé le colloque ?

Lors des journées pédagogiques AppliFLE organisées par LCFF à Montpellier, nous avions la possibilité d’assister à 4 ateliers de 2h chacun sur le thème général “Enseigner autrement, les alternatives à un enseignement académique” . Il y avait également la possibilité d’assister à un atelier partenaire, comme découvrir le site Franc-Parler ou le magazine LCFF.

Q2. Qui étaient les participants ?

Ce qui était bien avec cette formation, c’est qu’elle était ouverte à toute personne appartenant au monde du FLE/FLI et pas seulement aux personnes travaillant dans un organisme de formation ou une école à l’étranger. J’ai donc rencontré des étudiantes en Master et des professeurs travaillant dans des contextes d’enseignement parfois très différents. Et surtout venant d’autres pays ! Parmi les personnes enseignant à l’étranger, j’ai rencontré des Suisses, une Roumaine et une Française (je crois) professeur de FLE au Canada. Pour une première édition, j’ai été surprise par cette diversité.

Q3. Comment se sont déroulés les ateliers ? Y a-t-il eu beaucoup d’interactions entre les participants ?

Les ateliers proposaient de réfléchir, comme celui d’Emilio Marill, “Enseigner et apprendre, plus jamais comme avant !”, qui en exposant la réalité numérique, nous obligeait à nous interroger sur les changements possibles et le devenir de l’enseignement des langues, mais ils permettaient également aux enseignants d’acquérir de nouveaux outils pour faire évoluer leurs pratiques.

En dehors des ateliers, tout était fait pour créer des interactions entre les participants, mais aussi avec les intervenants qui se joignaient à nous : petit-déjeuner, goûter et dégustation (le vendredi soir) sur la terrasse de l’Institut. J’avoue avoir été « mauvaise élève » en participant peu à ces moments-là car je voulais partager ce week-end entre formation et vacances.

Sinon dans les ateliers, j’ai trouvé qu’il y avait assez peu d’interactions finalement entre les participants, il y en avait davantage entre les participants et l’intervenant. Du moins, dans la plupart des ateliers que j’ai suivis. J’imagine que dans l’atelier “Jeux de théâtre pour dynamiser la classe de langue”, tout comme dans l’atelier “Le français en jeux” d’Anouk Pouliquen que j’avais déjà suivi, il y a eu davantage d’interactions.

Q4. Quelles interventions t’ont le plus intéressée ? Pourquoi ?

J’ai apprécié tous les ateliers que j’avais choisis. Je regrette simplement qu’ils n’aient pas duré plus longtemps afin d’approfondir certains points et peut-être entamer de véritables discussions. Je regrette aussi que la connexion internet ait connu quelques déboires, limitant ainsi la découverte immédiate du réseau social lors de l’atelier de Gildas Gressant (qui, et c’est à souligner, a réussi à nous faire oublier les problèmes techniques et à nous expliquer, malgré tout, les choses très clairement).

J’aurais pu regretter que l’atelier d’Emilio Marill n’apporte pas d’outils concrets, mais je crois que son approche est finalement très bonne car comment demander à nos apprenants d’être acteurs de leur apprentissage, en évitant, nous-mêmes, le plus souvent, d’être des enseignants-acteurs de l’enseignement des langues ?

Les deux ateliers qui m’ont le plus marquée, sans doute parce que les sujets m’étaient totalement inconnus, sont celui de Gildas Gressant Enseigner le FLE à l’aide d’un réseau social d’apprenants et celui de Thierry Riera Initiation à la pratique radio pour l’apprentissage du FLE. Même si je n’ai pas la possibilité de réinvestir ce qu’ils nous ont transmis immédiatement, peut-être que dans un avenir proche ces nouvelles connaissances me seront utiles…

Tous les ateliers m’ont donc confortée dans le fait que j’aime ce métier parce les possibilités, les techniques, les pratiques d’enseignement sont immenses et qu’il semble difficile de s’ennuyer, mais en même temps, ils m’ont renvoyé en pleine figure le fait de n’utiliser au quotidien que 10% des ressources, des possibilités existantes.

Q5. Si tu devais ne retenir qu’une chose de ce colloque, ça serait…

Enfin, si je devais retenir une seule chose de ces Journées d’application, je retiendrai la sympathie et l’accueil de toute l’équipe, autant de la part des organisateurs que des intervenants et surtout que, même si tout n’est pas parfait, il y a toujours du bon à retirer d’une formation. Je suis donc prête pour la deuxième édition !

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