Pauline, plus connue sous le pseudonyme de la FLEiste, aime FLEer dans sa classe mais également en ligne! Elle a bien voulu répondre à nos questions sur son contexte d’enseignement et son expérience de blogueuse. Bonne lecture !

Q1. Pourrais-tu te présenter à nos lecteurs en quelques mots ?

Pauline, enseignante de FLE et blogueuse ! J’ai enseigné en Angleterre pendant quelques années, en complément de mon emploi dans un théâtre comme chargée de l’action éducative. Puis, j’ai voulu obtenir une véritable spécialisation en FLE en m’inscrivant en Master FLE à l’université Bordeaux Montaigne en 2012. Partie enseigner au Pays Basque en janvier 2014, je souhaite désormais m’établir en Loire Atlantique / Maine et Loire pour relever d’autres défis FLE (si vous entendez parler d’un job, par là-bas je suis preneuse !).

Q2. Tu enseignes en zone transfrontalière France/Espagne : quelles sont les particularités de ce contexte d’enseignement ?

Le Pays Basque est une zone trilingue : le Basque, le Français et l’Espagnol. Le rôle de la langue est donc au centre des problématiques locales. Elle ouvre des opportunités pour les professeur.e.s de FLE car la demande est très importante dans le secteur. Les partenariats transfrontaliers font émerger des projets avec, entre autres, des cours de FLE pour les demandeurs d’emploi. Ces cours ont pour objet le français professionnel et la recherche d’emploi.

On a souvent besoin de répondre aux demandes pratiques et d’aider les étudiant.e.s dans leurs démarches. Même si les élèves habitent principalement côté espagnol, ils et elles ont l’occasion de venir côté français assez souvent s’imbibant ainsi de culture française.

Q3. Tu participes à un MOOC en ce moment : que penses-tu de ce mode d’apprentissage, notamment pour un prof de FLE ?

C’est le deuxième auquel je participe et je dois dire que j’apprécie cette dynamique de formation. Pour un.e prof de FLE, cela permet de partager des idées, de découvrir de nouveaux outils et de pouvoir les tester. La flexibilité du MOOC, par exemple pour le rythme et la charge de travail, permet à chacun.e de s’organiser en fonction de son emploi du temps. Je le considère comme un bon investissement pour compléter ma formation du Master.

Les MOOCs destinés aux étudiant.e.s de FLE sont une très bonne idée qui peut les motiver dans leur apprentissage. Cela peut ensuite les encourager à s’inscrire dans un centre de langues. Ce que j’aime dans les MOOCs, ce sont les échanges qui peuvent en ressortir.

Q4. Tu as ouvert un blog, la FLEiste, en juin 2015 : quelle a été ta motivation principale ?

L’idée me trottait dans la tête depuis un moment et je me suis décidée en fin d’année scolaire, en sachant que j’aurais le temps de m’y consacrer. Comme j’ai passé du temps à créer des ressources pour le DALF C1, (je trouve qu’il y a un manque de ressources pour ce niveau là), j’ai eu envie de les partager. Il me sert de portfolio de ma pratique du FLE.

Ce blog est aussi en quelque sorte un remerciement à la blogosphère FLE, dans laquelle j’ai beaucoup pioché et me suis inspirée.

 

Q5. Quel premier bilan ferais-tu après ces premiers mois de blogueuse ?

Très bon ! J’ai réussi à tenir ma régularité de publication d’articles. Le blog reçoit des visites quotidiennes du monde entier. Ça augmente ma motivation à publier mais aussi à tenir une veille FLE.

Ma pratique a aussi changé, car en imaginant une activité que d’autres pourront utiliser, je me dois d’être claire. Aussi, j’ai pu améliorer des fiches existantes et les compléter avec des « Extras ». Pour la suite, je souhaiterais y intégrer plus d’articles portant sur des projets TICE, comme « Mon univers »  avec la création d’une vidéo en ligne.

Q6. Aurais-tu des conseils pour des profs souhaitant se lancer dans la création d’un blog ?

Il ne faut pas hésiter à se lancer car c’est une très bonne expérience ! C’est important de bien déterminer à qui s’adresse le blog : à des enseignant.e.s, à des étudiant.e.s, aux deux ? Cela aide à définir son projet. Si vous avez des difficultés techniques ou autres, d’autres blogueurs ou blogueuses peuvent vous aider. Il suffit d’un mail ou d’un twit !

Il ne faut pas négliger la communication de son blog pour avoir des relais et ainsi être diffusé.e plus largement. Au début, j’étais plutôt réticente à avoir un compte Twitter ou Facebook pour le blog, puis finalement je me suis prise au jeu. C’est une manière de créer des échanges autour de son blog et de partager des ressources trouvées ailleurs sur le web.

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