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Bonjour à tous,

Après l’écoute attentive du podcast sur la prononciation (le livre est commandé d’ailleurs!), une réflexion qui trainait a refait surface…
Que pensez-vous de l’utilisation de l’alphabet phonétique international en classe ?

Perso, j’adore m’amuser à écrire en phonétique mais ce n’est pas pour autant que j’aime l’utiliser en cours. Alors oui, étant initiée à l’API par mon cursus, ça m’a aidé à apprendre à prononcer l’espagnol et le polonais – mais pour nos apprenants, n’y a-t-il pas plus urgent que de leur faire apprendre ce nouveau code ?
De (très) nombreux manuels l’utilisent mais certains restent parfois dubitatifs devant ces signes bizarres ou confus. Avez-vous des stratégies d’enseignement / de contournement ?

[abjɛ̃to]

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J’ai en effet entendu que certain/e/s profs aimaient beaucoup l’API.

Je trouve que ça peut être intéressant, mais seulement si l’alphabet de base est maîtrisé, et en espérant que les deux alphabets et/ou correspondances sons/graphies ne soient pas mélangés.

Pour des publics ayant un autre système d’écriture (arabe, langues asiatiques), l’utilisation de l’API me semble par conséquent risqué dans la mesure où ils pourraient à mon avis facilement mélanger les deux, ou ne plus savoir par exemple si [j] correspond au son “je” ou à la mouillure. J’avoue que c’est le point qui m’inquiète le plus.

L’alternative serait, en effet, de proposer un mot de la langue maternelle ayant la même sonorité (ou presque) que le phonème étudié, de préférence au commencement (ou la fin) d’un mot pour que l’élève “visualise” bien le phonème dont il est question.

Après, pour les élèves qui maîtrisent déjà un peu, comment utiliser l’API en conditions réelles? J’imagine, un peu comme dans la méthode assimil, cas avec la notation en api entre deux / et en italique (ou plus petit si écrit au tableau).

Du coup, je serais plutôt de l’avis de Fred…

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Je suis dans le montage du 1er épisode de la série de podcasts des Agités du FLE sur la prononciation et je peux déjà annoncer que nous aurons des éléments de réponse sur l’utilisation de l’API en classe de la part de Geneviève Briet, Valérie Collige et Emmanuelle Rassart. #jeteasemaisj’assume 🙂

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Bonjour Lucile !

Je trouve enfin une minute pour répondre à mon tour. Personnellement, j’avoue ne quasiment jamais m’en servir et du coup j’en oublie régulièrement certains symboles. ^^; J’aime par contre avoir une méthode qui propose la transcription en API lors de l’introduction de nouveau lexique, surtout pour les apprenants connaissant l’API et ayant l’habitude de l’utiliser.

C’est un des points principaux pour lequel je ne l’utilise pas : les apprenants ne sont pas égaux en terme de maîtrise des symboles et il faudrait travailler l’API en tant que tel avec un sous-groupe pour que tout le monde puisse suivre. De la pédagogie différenciée, pourquoi pas, mais cet investissement en temps et énergie est-il bien nécessaire et, surtout, les apprenants sont-ils majoritairement capables de supporter cette charge cognitive supplémentaire ? Surtout lorsqu’ils sont débutants, ce qui est, je pense, le public cible dont on parle ici.

Après il faut savoir que j’ai uniquement enseigné à l’étranger et donc à des classes homogènes en terme de nationalité et donc, globalement, de difficultés phonétiques. Avec ce genre de classe, je trouve bien plus pertinent de s’intéresser à la mécanique phonatoire de leur langue maternelle et d’en déduire des techniques et activités de remédiation ciblant ces difficultés que de leur apprendre “encore un nouveau truc”.

À discuter et à débattre !

PS : vu qu’on parle de l’API, je suis tombé tout récemment sur ces activités sur Éducation & Numérique.

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Personnellement, par superstition, l’API fait toujours partie de la trousse d’outils que je fournis en début de cours mais j’y ai de moins en moins recours. Étant dans une région bien connectée, mes apprenants ont tous des dictionnaires en ligne avec synthèse vocale. En classe, j’utlise un mix entre le langage SMS et l’API pour travailler la prononciation, en fait quand j’y pense je m’aperçois que l’API me sert surtout pour les voyelles dans les activités de discrimination et de différenciation.

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Le problème de l’API c’est qu’il faut l’apprendre pour beaucoup.
Du coup si t’as un niveau vrai débutant, c’est encore quelque chose en plus – parfois déstabilisant pour eux.

J’avais déjà essayé comme Anneline de mettre à côté du mot pour qu’ils associent au fur et à mesure mais ça n’a pas fonctionné (peut-être le groupe ?) j’en ai même qui m’ont dit que certains signes leur faisaient “peur”.

Du coup j’utilise un alphabet phonétique détourné (par mes soins) et que mes étudiants comprennent et ça, ça marche. Un jour, pourquoi pas, j’essayerai à nouveau l’API – surtout si ici vous pouvez donner de bons conseils…

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