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Dans le cadre de l’enregistrement des émissions des Agités du FLE, nous vous proposons généralement de commencer à discuter des thèmes traités ici-même. L’objectif est d’amorcer une première réflexion sur le sujet entre nous, d’inclure les idées et questions de chacun à la réalisation de l’épisode, puis de continuer nos échanges à la lumière de l’épisode publié. Voici ce que l’on vous propose cette fois-ci :

Le diagnostic en phonétique

Nous commençons une série d’émissions consacrées à la prononciation en FLE. Cette émission sera la première et nous recevrons non pas un invité mais trois invitées ! Geneviève Briet, Valérie Collige et Emmanuelle Rassart sont toutes les trois maître de langues à l’université catholique de Louvain et auteures de La prononciation en classe de FLE publié chez PUG. Avec elles, nous parlerons du diagnostic en prononciation donc n’hésitez pas à proposer toutes vos questions, nous les relaierons avec plaisir.

Pour ce numéro, on vous propose un petit exercice ! Avec nos invitées, nous ferons le diagnostic de 3 locuteurs que vous pouvez dors et déjà écouter. Vous pouvez donc essayer de diagnostiquer les problèmes que rencontrent ces locuteurs et en discuter dans les commentaires pour enfin comparer avec les diagnostics qui seront faits pendant l’émission.

Enregistrement 1 Aliya

Enregistrement 2 Johann Schneider-Ammann

Enregistrement 3 Anonyme

On vous propose aussi d’échanger sur le diagnostic en prononciation via quelques questions :

  • Est-ce facile de détecter les erreurs de prononciation de ses apprenants ?
  • Quelles méthodes / techniques utilisez-vous pour diagnostiquer les problèmes de prononciation d’un apprenant ?
  • Quels retour faites-vous à vos apprenants ? Comment ?
  • … ou tout ce qui pourrait vous passer par la tête sur ce sujet !

Au plaisir d’échanger avec vous !

Les Agités 😀

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Merci pour cette discussion très intéressante. C’est vrai que lorsqu’on est habitué à des apprenants qui viennent toujours du même pays, on s’attend à des difficultés particulières, et on va droit au but, mais cela devient banal. Le diagnostic phonétique est beaucoup plus amusant à faire lorsqu’on a des apprenants qui viennent d’à peu près partout et qu’on ne les comprend pas (ok, j’exagère).
On trouve de l’aide dans des manuels de phonétique qui expliquent les difficultés des apprenants selon leur langue maternelle, mais cela ne suffit pas, bien sûr.
Vous avez donné un bon exemple avec vos trois enregistrements : commencer par enregistrer chacun individuellement. Les écouter plusieurs fois – quand ils ne sont pas là, sinon, les pauvres 🙁 – en se focalisant à chaque écoute sur un aspect différent comme la longueur des voyelles, les enchainements etc..
L’avantage de faire cela, c’est d’avoir une trace qu’on garde, qu’on pourra faire écouter plus tard, pour montrer à l’apprenant sa progression.
L’inconvénient c’est qu’on ne trouve pas tout à ce premier diagnostic, qu’il y a souvent d’autres phénomènes qui apparaissent après.

Merci pour ce commentaire super intéressant ! Je trouve aussi que c’est important d’enregistrer ses apprenants et ce d’autant plus que c’est de plus en plus simple techniquement. Tout ce que tu dis me fait me poser plusieurs questions comme : quelles priorités établir après le diagnostic? et comment communiquer le diagnostic (si on le communique) ou comment montrer les progrès? Bref on aura de quoi faire dans cette série d’épisodes consacrée à la prononciation 😉

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Bon avant de répondre, le second me fait bien rire puisque c’est le président de la confédération suisse dans une interview mémorable !
De mon côté je sais que j’ai beaucoup plus de facilités à corriger la phonétique des hispanophones car j’ai majoritairement enseigné en Amérique centrale et au Mexique. Donc les « erreurs » (c’est ça le terme ? ») sont attendues de mon coté en terme de rythme, d’accentuation sur les mots, et de difficultés de prononciation (le r par exemple)
donc ce n’est pas vraiment une technique ….
Pour des étudiants d’autres langues, j’effectue souvent des recherches pour comprendre ce qui se joue.
Je pense que j’ai un gros travail à faire en tant qu’enseignante pour travailler sur la prosodie, je gère très mal et ne me sentant pas à l’aise je vais travailler plus sur les sons en eux-mêmes. J’ai juste une activité de prise conscience de l’importance de ce point, leur imiter ou leur faire écouter un Français qui ne fait aucun effort (et garde une accentuation sur les fins de phrases) lorsqu’il parle anglais ou espagnol.
voilà pour le moment ….
mon rêve est de suivre une formation sur la phonétique … alors je vous suis !!!

Ben oui je suis d’accord, ce qui saute aux yeux (ou aux oreilles) c’est surtout les erreurs sur les phonèmes, ensuite la prosodie, l’accentuation mais on pense rarement à la hauteur des sons. On a eu en plus tendance à se dire que tant que c’était compréhensible, ça passait mais avec l’expérience, notre oreille s’exerce à deviner ce que veulent dire nos apprenants et finalement quand ils sont confrontés à une interaction authentique, leurs interlocuteurs ne les comprennent que difficilement. Je suis d’ailleurs sûre que tu comprends plus facilement les hispanophones que moi.

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