Environnement d’Apprentissage Personnel

Définition proposée par CapITyPA

Personal Learning Environment (PLE) en anglais. Mark Van Harmelen (2006) définit « les environnements personnels d’apprentissage » comme des systèmes qui aident les apprenants à prendre le contrôle et à gérer leur propre apprentissage en leur fournissant un support pour :

  • définir leurs propres objectifs
  • gérer leur apprentissage que ce soit le contenu ou le processus
  • communiquer avec les autres dans un processus d’apprentissage
  • atteindre leurs buts

Pour lui, « un environnement d’apprentissage peut donc être composé  d’un ou plusieurs sous-systèmes. Comme si c’était une application de bureau, ou composé d’un ou plusieurs services basés sur le web ».

Source : CapITyPA

Notes personnelles

Cette première définition présente l’EAP comme un outil venant s’ajouter au processus d’apprentissage des apprenants pour les aider et semble avoir une forte relation avec les outils informatiques. Personnellement et comme beaucoup je pense, j’avais un EAP sans le savoir. Il s’agit d’un système, d’une méthodologie plus ou moins complexe mis en place par soi-même afin de “mieux” apprendre : sélection de sources intéressantes, prises de notes, etc. Cet ensemble de stratégies d’apprentissage existait donc avant l’arrivée du numérique. Du coup, un EAP n’est pour moi qu’une conceptualisation, une modélisation d’un système existant depuis longtemps. La question est de savoir si cette modélisation en permet l’amélioration. (Note de décembre 2013)

2 réactions
  1. Bernard Lamailloux
    Bernard Lamailloux dit :

    Bonjour

    Quand je lis “Environnement d’apprentissage personnel” j’ai une furieuse tendance à sortir mon pistolet à eau.

    Pourquoi ?

    Parce qu’à mes yeux, “[…] la conceptualisation, une modélisation d’un système existant depuis longtemps” est une chose surtout utile… à ceux qui se réfugient dans l’analyse et répugnent à patauger dans le cambouis du réel. Certes, les bateaux sont plus en sécurité lorsqu’ils sont au port, mais que diable, ils n’ont pas été construits pour cela !!!

    Régulièrement sur le net, une copieuse part de tarte à la crème m’est servie, sous forme d’un échange à bâtons rompus (entre deux internautes) dont la teneur pourrait se résumer à ceci :

    “De quoi est donc constitué ton EPA, ami internaute et apprenti-apprenant ?

    – Mon EPA ?..

    – Mais oui, tu sais bien, ton Environnement Personnel d’Apprentissage ! Quels sont les différents portails, outils, plugins, et autres web-applications que tu as pris l’habitude de privilégier pour te tailler un chemin à coup de machette dans la jungle internette, ne serait-ce que pour t’aider à t’en servir pour explorer tous les arcanes du chemin de ton aprentissage, mmmmh ?”

    Et là, invariablement, s’ensuit une conversation fleuve qui me fait immanquablement penser à une suite d’échanges incongrus dans une cour de récréation surréaliste, au cours de laquelle plusieurs potaches d’un autre monde se montreraient mutuellement le contenu de leur trousse d’écolier, en y ajoutant force commentaires.

    “[…] Mmmh… Je vois que tu utilises plusieurs stylos à bille de couleurs différentes. Moi, je privilégie plutôt l’emploi du stylo à quatre couleurs. Certes, la prise en main est un peu moins aisée, mais quel plaisir d’actionner les quatre petits boutons poussoirs de ce merveilleux petit bijou de technologie ! En revanche, pour gommer, je bouderai désormais la gomme bicolore, parce que je la trouve un peu trop fragile, et je finis toujours par la casser en son milieu. Du coup je préfère désormais avoir une gomme à crayon ET une gomme à encre, voilà une solution que pour ma part je préconise sans hésitation…”.

    Voilà qui semble occuper diablement les esprits, à partir de pas grand chose, somme toute, et à chaque fois, j’en reste tout baba !

    Car tout ceci peut durer ainsi pendant des heures. Et il faut croire que c’est une affaire qui marche, puisque je ne compte plus les fois où on nous refait le coup. Ainsi, il y a quelques années, j’ai découvert inopinément que j’étais l’utilisateur heureux et inconscient d’un …EPA, donc (… voilà une une de ces informations qui vous font réaliser soudain que vous étiez jusqu’alors tout aussi inconscient qu’un Monsieur Jourdain faisant de la prose sans le savoir). Bon. Parfait. Ok. EPA, donc. Soit. Merci. Très chic. Voilà qui sonne fichtrement bien. Je me souviendrai, c’est promis. Au début, cela a quelque peu retenu mon attention, sans plus. Ce que j’ignorais totalement, c’est qu’il y avait là matière à faire tant de foin, et à répandre autant de poudre aux yeux des pauvres e-passants, en tirant encore et encore sur le chewing gum pendant tant d’années ! EPA par ci, EPA par là (ah oui, il existe aussi une variante : l’EAP, pour “…Ecosystème d’Apprentissage Personnalisé… waouw, effectivement, ça jette encore plus !).

    Si par hasard le grand Molière est en mesure d’assister depuis sa tombe à une retransmission de toute cette pantalonnade, sous une forme ou sous une autre, je ne pense pas qu’il trouver là matière à se retourner de rage sur lui-même dans son écosystème d’habitat post-mortem, oh non, bien au contraire…

    Je pense plutôt qu’il se tord de rire !

    Bien à vous.

    —————–

    Mascarille. – Je ne sais si je me trompe, mais vous avez toute la mine d’avoir fait quelque comédie.

    Magdelon. – Eh ! Il pourrait être quelque chose de ce que vous dites.

    Mascarille. – Ah ! Ma foi, il faudra que nous la voyions. Entre nous, j’en ai composé une que je veux faire représenter.

    Cathos. – Hé, à quels comédiens la donnez-vous ?

    Mascarille. – Belle demande ! Aux grands comédiens. Il n’y a qu’eux qui soient capables de faire valoir les choses ; les autres sont des ignorants qui récitent comme l’on parle ; ils ne savent pas faire ronfler les vers, et s’arrêter au bel endroit : et le moyen de connaître où est le beau vers, si le comédien ne s’y arrête, et ne vous avertit par là qu’il faut faire le brouhaha?

    Cathos. – En effet, il y a manière de faire sentir aux auditeurs les beautés d’un ouvrage ; et les choses ne valent que ce qu’on les fait valoir.

    (“Les précieuses Ridicules”, Molière)

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    • Fred - FLQ dit :

      Je te suis complètement mon cher Bernard ! :mrgreen: Et encore, s’il n’y avait que l’EAP/EPA qui était l’occasion de ces joutes verbales de haute voltige, peut-être avancerions-nous un peu plus concrètement pour de nombreuses choses bien plus importantes. Mais que veux-tu, il faut bien nourrir la machine à mots-clés qui font le buzz pour partir à la chasse aux “Like” et “+1” .

      Ah Molière ! Quelque fois, quand je relis certaines œuvres ou même certains proverbes de la sagesse populaire, je me dis que l’on a d’ores et déjà tout en main pour avancer sur des chemins en partie débroussaillés. Mais non. Plutôt que d’aller de l’avant vers de nouveaux horizons, on préfère s’embourber dans des terres stériles et d’une médiocrité bien trop souvent affligeante. Encore un beau gâchis !

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