Le diagnostic en phonétique
Les Agités du FLE

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Cet épisode des Agités du FLE s’inscrit dans une série d’épisodes sur la prononciation en classe de FLE. Ce premier numéro est consacré au diagnostic en classe de FLE avec Geneviève, Valérie et Emmanuelle. Au sommaire, vous retrouverez donc le dossier dans lequel on parle des techniques, des outils et des pratiques qu’on peut employer pour diagnostiquer nos apprenants et ensuite on passera à une activité de mise en pratique durant laquelle nous écouterons 3 enregistrements de locuteurs non natifs que nous diagnostiquerons. Bonne écoute !

L'invité(e)

présentation & liens

Geneviève Briet, Valérie Collige et Emmanuelle Rassart sont toutes les trois maître de langue à l’Université Catholique de Louvain, formatrices de formateurs et auteures de La prononciation en classe de langue.

Le dossier

Notes & questions des auditeurs

LES CRÉDITS

Génériques de Music In Cloud – L’illustration pour ce podcast a été créée entre autres grâce à une icône dessinée par Andrew J. Young. Tous les autres éléments ont été soit spécialement développés, soit leurs droits d’exploitation ont été dûment acquis.

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  Commentaires

  1. Nathalie PORTE

    Un numéro vraiment très intéressant qui donne des idées de pistes de travail! J’adopte les ” ti ti ta ti ta ta” dès demain! 😉 Merci beaucoup!

    1. Sébastien Durietz

      Merci pour ton message! Bonne nouvelle pour toi si tu cliques sur feuilleter sur le site de PUG, tu as un exemple d’activité avec titiTA 😉

  2. VeroG

    Bonjour! Merci pour ce nouvel épisode! La phonétique est l’oublié du FLE, et c’est certainement pour cela que beaucoup d’étrangers restent convaincus que la prononciation française est complexe. Elle est souvent apprise par mimétisme, et pour ceux qui ont plus de difficultés, ce n’est pas forcement suffisant. Merci aux auteures de La prononciation en classe de langue – livre que je me procurerai dès mon retour en France. A ce propos à quand la version téléchargeable?
    Je veux aussi m’y attaquer en tant que prof, et prouver à mes étudiants que ce n’est pas si difficile que cela. Je suis d’accord avec à peu près tout ce qui s’est dit, mais je pense que l’étude des sons, des voyelles et consonnes à travers l’alphabet et la lecture doivent se faire très tôt, en lien avec l’API (un API adapté à l’étudiant et sa langue natale si possible) et être intégrée dans le diagnostic de départ (à partir du niveau faux-débutants), car il permet justement d’encourager les étudiants et de les rassurer sur leur prononciation de simples voyelles, ou d’autres sons simples ou moins simples. J’ai crée un test diagnostique de prononciation (texte à lire), et je n’ai besoin que de deux ou trois écoutes pour le corriger, en mettant plusieurs notations sur le même mot. Les résultats sont en général positifs car ils se basent sur ce que l’apprenant sait. ex. vélo : si le [e] est prononcé correctement = 1 pt, si le o est prononcé correctement = 1pt; etc. les 2 èmes et 3 èmes écoutes sont nécessaires pour l’intonation et le rythme (partie qu’il faut que je travaille encore, et je compte bien m’aider du livre des auteures pour cela. Je ne suis qu’au stade d’expérimentation, mais comme il est dit dans ce podcast, la prononciation est très importante dès le début de l’apprentissage, et si l’on peut donner confiance à l’étudiant avec des outils de prononciation, c’est tout son apprentissage qui s’en ressentira par la suite. Grace à vous, je me suis rendue compte qu’il va falloir que je crée une autre partie dans mon test, production orale libre, car effectivement à la lecture on adopte des réflexes qu’on a pas forcément quand on parle librement, et vice et versa. Donc, encore merci !

    1. Sébastien Durietz

      Merci pour tes retours et pour le partage de tes pratiques. Moi je suis en plein questionnement sur le “quand et où” travailler la prononciation en classe. En fait, ces derniers temps, je l’intègre à d’autres objectifs. Cette semaine par exemple, je travaillais sur le partitif (du de la de l’ des) et quand je devais aborder la négation, j’ai essayé de mettre en place un API hour (merci Valérie pour l’idée) et j’ai commencé à travailler la prononciation avec des énoncés du type (/jenpren/padpoisson/). Alors c’est pas vraiment de l’API et je dois souligner les n qui se prononcent pour faire la différence avec les nasales mais c’est le seul moyen que j’ai trouvé en attendant de voir si le travail sur l’API peut être généralisé chez tous mes collègues. Bref, ça m’a facilité la tâche quand j’ai travaillé ensuite sur les structures “je mange du” et “je ne mange pas de” et surtout, j’ai supprimé l’erreur commune “jé né mange pas dé poisson”.

  3. Sabine Lauwers

    J’ai l’honneur d’avoir rencontré les invitées au congrès international de la FIPF à Liège, où j’ai suivi l’atelier “La prononciation sans complexe en classe de FLE” et une communication au sujet de leur publication “La prononciation en classe de langue”, que je viens de me procurer. Excellent podcast qui me rappelle l’essentiel de ce qu’elles ont dit!

  4. Natalya

    Bonjour! Merci pour cette épisode informative et pratique! Je me suis aperçue que je ne travaille pas suffisemment sur les mots phonétiques avec mes élèves, il faut absolument que je comble cette lacune! D’ailleurs, la phonétique est un sujet qui me pose problème le plus! J’enseigne le français standard, mais mes élèves surfent sur Internet et disent que tel ou tel moteur de prononciation utilise des sons différents! C’est clair qu’une langue est un organisme vivant et qui évolue, mais des fois c’est dûr de choisir un élément à faire mémoriser. Par exemple, l’article indéfini “un”. Faut-il introduire le son œ̃, ou bien c’est ancien? Sinon, quelle est l’option à choisir entre ɑ̃ et ɛ̃ comme alternative? Peut-être qu’il y a déjà de l’info concernant ce sujet sur le site, j’y suis nouvelle, merci de me le signaler. Cordialement, Natalya

  5. Ludovic Bubner

    Salut, Natalya,
    Tu sais, va faire un tour à Strasbourg, puis à Lille, ensuite à Toulouse, et après à Marseille. Objectivement, est-ce que le « un » suit la même phonétique ? Est-ce que tous les Français le prononcent avec la même consonance ? La phonétique, ne varie-t-elle pas d’une région à l’autre ?

    Qui a raison ?

    Le niveau d’exigence du professeur joue un rôle prépondérant. Certains profs veulent une prononciation parfaite. D’autres sont plus souples. Je fais partie de la deuxième catégorie. Dans tous les cas, la phonétique est une des disciplines les plus délicates à enseigner à bien des égards. Peut-être parce qu’il n’y a pas de phonétique exacte.

    Un étranger (quelle que soit son origine) aura toujours un accent. Parfois prononcé, et ce, même après avoir vécu des années en France.

    Pour ma part, je pense que les activités de conversation en classe jouent un rôle majeur. Bien plus que les activités de phonétique pures et dures. Et c’est plus intéressant pour les élèves.

    Concrètement, j’organise un max d’activités orales. Les élèves parlent les uns avec les autres. Je me faufile entre eux et je corrige leur prononciation s’il y a lieu. Parfois, je fais répéter plusieurs fois. Avec le temps, les choses se mettent en place à leurs rythmes.

    1. Natalya

      Bonjour Ludovic! Merci pour votre opinion! Moi aussi, je fais mes élèves parler au maximum, et j’adore des méthides françaises communicatives que j’utilise pendant des années, mais pour vous comme locuteur natif le problème de règles de prononciation n’existe pas je suppose. Pour moi, par contre, si ma façon de prononcer ne coïncide pas avec celle de la voix enregistrée, l’élève peut se méfier de ma qualification. Donc, je dois donner des règles précises et corriger l’élève en fonction de cette règle. Pour vous, peut-être, il suffit de faire répéter après vous. C’est pourquoi, en plus d’être au courant des différences géographiques et des tendances de simplification dans la langue, je dois être présise au maximum dans mes explication. Mais c’est déjà un autre sujet qui a été abordé récemment dans le podcast : )
      Cordialement,
      Natalya

      1. michele

        Bonjour Natalya,
        il ne faut pas vous sous estimer et je ne pense pas que vos étudiants penseront que vous n’êtes pas qualifiée si dès le début de votre cours, vous leur expliquez bien où vous avez appris le français (dans quel pays ou région) et si vous leur montrez qu’en France du nord ou du sud, en Belgique ou en Suisse, la prononciation est différente. Le français des méthodes est un français standardisé (qui en fait n’existe pas !).

        1. Natalya

          Bonjour Michele,
          Merci pour votre commentaire! Vous avez tout à fait raison. Le problème c’est que j’ai appris le français standartisé 😉 J’ai un diplôme russe. Bien sûr que j’écoute beaucoup des locuteurs natifs et je connais des différences de prononciation. Une autre chose que je fais, c’est de préciser dans de divers ressources dès que j’ai un doute. Pour moi c’est une bonne solution. En plus, depuis peu je fais un blog qui va contenir ce genre de précisions et bien d’autres supports pour des apprenants.

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