Les métadonnées, une nécessité pour la bonne indexation des ressources pédagogiques.

Métadonnées et ressources pédagogiques

Pour ce premier billet du dossier création web et pédagogie, je vais un peu vous parler des métadonnées. Mais que désigne ce mot barbare ? Et bien, disons qu’à une époque où on parle beaucoup du surplus d’informations et de la difficulté de s’y retrouver, les métadonnées sont un premier pas vers un monde idéal où ressources et données pourraient être facilement trouvées, sélectionnées, citées, combinées et ré-utilisées. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi, ça me fait drôlement envie, et j’ai donc pris très au sérieux l’insertion de ces petites bêtes bien discrètes dans la structure d’Agito.

 

Informations

  • Nombre de mots : 3557 mots
  • Temps moyen de lecture : 18 mn
  • Niveau : ★★★★☆ assez difficile
  • Version PDF : à venir
  • Version ePub : à venir

 

Nous, enseignants, en quoi ça nous concerne ?

Une question tout ce qu’il y a de plus pertinente et je vous propose donc de commencer par lire les deux témoignages suivants :

Fred - FLQ

En tant qu’enseignant et webmestre, je suis un gros consommateur de ressources et d’écrits pédagogiques. J’utilise notamment beaucoup de documents provenant d’internet et je perds bien souvent un temps fou à chercher/recopier les informations nécessaires (date, auteur, url, etc.) pour y faire références et citer les travaux comme il se doit.

Fred - FLQWebmestre d’Agito
Étienne Bristal

Je suis enseignant-chercheur et mes billets de blog et articles commencent à circuler sur la toile. Cette forme de reconnaissance me fait bien entendu vraiment plaisir mais je suis quand même bien embêté. On cite généralement mes travaux de manière erronée et encore, quand on les cite ! J’utilise en plus une licence Creative Commons pour les droits de reproduction de mes articles et elle est rarement respectée. Ce n’est pas faute de bien la préciser sur mon site internet pourtant !

Étienne BristalChercheur à ses heures

Ces situations vous parlent ? Et bien ces deux problèmes ont pour point commun d’être les revers d’une même médaille et de pouvoir être en partie résolu via l’utilisation des métadonnées. Comme vous pouvez le voir, je suis dans le premier cas et vu que je vais commencer avec ce site à publier des contenus sur le net, j’ai préféré prendre les devants pour ne pas me retrouver dans le second. On va voir comment juste après, mais avant d’aller plus loin, essayons de voir rapidement ce que c’est, ces fameuses métadonnées.

 

Tentative de définition des métadonnées

Wikipédia définit une métadonnée comme “une donnée servant à définir ou décrire une autre donnée quel que soit son support (papier ou électronique)”. On parle donc ici de métadonnées descriptives, c’est à dire de morceaux d’informations qui sont attachés à un document pour en préciser la nature ou certains aspects. Intéressons-nous à quelques exemples concrets pour s’en faire une meilleure idée.

Un exemple historique : les bibliothèques

Sachez que l’on n’a pas attendu l’arrivée des ordinateurs pour utiliser des métadonnées. Autant donc prendre un exemple bien concret et familier de beaucoup comme première illustration. Cet exemple, c’est celui des bibliothèques et plus particulièrement, de ce petit bout de carton :
Une fiche d'emprunt découverte par T. Horguelin - Locus Solus
J’imagine ne pas être le seul parmi vous à avoir connu les fiches d’emprunts cartonnées fixées à l’intérieur des livres. Titre du livre et année de parution, auteur, références d’indexation dans la bibliothèque, nom des lecteurs et date de l’emprunt sont autant d’informations qui étaient ajoutées au livre en lui-même, l’enrichissant au passage d’un bon nombre de données fort utiles. Et voilà ! Ce sont nos métadonnées de l’ère pré-numérique ! Outre un formidable témoignage de la vie du livre (voir à ce propos le magnifique billet de Thierry Horguelin dont je tire la photo ci-dessus), les plus patients des bibliothécaires pouvaient croiser les données de différents ouvrages pour avoir des statistiques générales sur le fonctionnement de leur bibliothèque. Travail long et fastidieux, qui a été largement facilité par l’arrivée des ordinateurs. Il ne reste en effet “plus qu’à” entrer ces méta-données pour chaque livre… encore faut-il bien le faire et de manière constante pour en assurer l’interopérabilité entre ouvrages, mais aussi entre bibliothèques. Il faut donc se mettre d’accord et créer des standards, des formats. Une problématique récurrente dont nous aurons peut-être l’occasion de parler un de ces jours (en attendant, voir la rubrique Aller plus loin en fin d’article).

Un exemple actuel : les photos numériques

Vous ne le savez peut-être pas mais de nombreuses informations sont incorporées à nos photos. Avec des outils adaptés, n’importe qui peut connaître le modèle d’appareil photo que vous utilisez, l’heure exacte à laquelle vous avez pris la photo, les réglages employés et peut-être même vos coordonnées GPS à ce moment-là. En voici un exemple tiré de mon blog photos sur Taïwan :
Métadonnées d’une photo
Ces informations, ce sont nos fameuses métadonnées. Présentées comme ça et à une époque où les questions de respect de la vie privée sont légion, ça peut faire un peu peur et le sujet mérite très certainement d’être discuté. Après tout, vous savez désormais que j’ai un iphone 5, que le 21 juillet je me la coulais douce au bord d’une rivière au lieu de travailler sur Agito et que je gère mes photos avec Lightroom sur un Mac. Conclusion : j’aurais dû prendre comme exemple la photo de quelqu’un d’autre. 😆

Plus sérieusement, vous pouvez également constater que je suis indiqué comme auteur de la photo et que des droits d’auteur spécifiques ont été précisés. Ces informations ne proviennent pas de mon blog mais sont bel et bien intégrées à la photo et ce, qu’on la copie, la déplace ou l’utilise sur un autre site internet. Même si le cliché n’est pas partagé dans le respect de la licence, on peut donc en retrouver l’auteur original. Cette solution est loin d’être parfaite (les métadonnées peuvent être effacées ou modifiées) mais autorise de nombreuses applications, notamment pour l’indexation (i.e. le rangement) automatique de vos photos. Sans aller chercher un logiciel spécialisé, le service de gestion et de partage de photos en ligne Flickr utilise les métadonnées de vos clichés pour afficher vos photos sur une carte :
Métadonnées et géolocalisation de photos sur Flickr
Ou pour trouver toutes les photos prises avec tel ou tel appareil photo :
Métadonnées et tri par appareil photo sur Flickr
J’espère que ces exemples suffisent à vous faire comprendre l’intérêt et les possibilités offertes par les métadonnées en gestion documentaire ou en mutualisation de ressources. Si celles-ci sont bien renseignées, on peut ainsi facilement retrouver un document qui soit un texte écrit en 2004La responsabilité d’une bonne indexation incombe donc principalement aux producteurs de ressources et écrits. par John Doe à propos de l’approche actionnelle aux Éditions Xavier et que l’on veut au format pdf. Pratique non ? Oui, mais si et seulement si, le travail de renseignement des métadonnées a été fait. La responsabilité d’une bonne indexation incombe donc principalement aux producteurs de ressources et écrits. Bon, c’est bien beau tout ça vous allez me dire, mais quel est le rapport avec un site internet ? Et bien, les sites internet sont absolument truffés de métadonnées et il est fortement conseillé de bien les renseigner pour différentes raisons. Voyons donc tout ça de plus près avec une application concrète et l’exemple d’Agito.

 

Métadonnées et citation de pages internet

Comme précisé un peu plus haut, si j’ai commencé à m’intéresser à l’intégration de métadonnées dans un site internet, c’est parce que je perds beaucoup de temps à renseigner moi-même ces informations pour les différents documents que je glane sur la toile. Loin de moi l’idée et la prétention d’être cité. Si je souhaite incorporer des métadonnées à Agito, c’est pour montrer que c’est possible – à défaut d’être parfait dans mon cas – et que cela facilite un peu le travail de tout le monde.

Dans le cadre de mon EAP, j’ai de nombreuses sources mais peu atteignent la qualité de la revue Questions Vives, recherches en éducation en terme de métadonnées. Dernièrement, j’ai par exemple été très intéressé par Les recherches sur les pratiques enseignantes efficaces de Laurent Talbot. Après une première lecture rapide, j’ai donc ajouté le document à ma collection sous Zotero (je prépare un tutoriel interactif pour ceux que ce logiciel intéresse). Avec un seul clic, voilà comment la page internet s’est retrouvée indexée dans ma collection (cliquez sur l’image pour la voir en plus grand) :
Des métadonnées bien renseignées permettent une indexation rapide et sans erreur des documents.
Comme vous pouvez le voir, de nombreux champs concernant le nom de l’auteur, un résumé de l’article, la date, etc. sont renseignés automatiquement. Comme une version pdf de l’article est également disponible, celle-ci est automatiquement ajoutée à la collection et peut être renommée en un seul clic également. Tout ceci est possible car les métadonnées du site de la revue Questions Vives sont systématiquement renseignées et peuvent donc être lues et utilisées par différents logiciels. Ça ne se limite en effet pas à Zotero. Faisons une recherche internet sur le nom de cet article par exemple. Voici le premier résultat affiché par Google :
Google utilise les métadonnées pour littéralement comprendre le contenu des différentes pages internet.
Comme vous pouvez le constater, la troisième ligne est légèrement grisée et précise l’auteur avec la mention “by”, ainsi que l’année. Il faut bien se rendre compte ici que ces deux données n’apparaissent pas tel quel sur la page internet et que Google ne se contente donc pas de “répéter” le contenu, comme pour les lignes 4 et 5 du résultat de recherche. Ici, Google comprend, littéralement, que cette page internet contient un article de revue écrit par L. Talbot en 2012 : grâce aux métadonnées, cette page fait non seulement sens pour des visiteurs humains mais également pour un ordinateur. C’est un des aspects de ce qu’on appelle le web sémantique (i.e. qui fait sens), que certains associent parfois au web 3.0. Le sujet est vaste, je ne m’étends pas plus.

 

MES BESOINS

Même si leur manière d’implanter les métadonnées constitue pour moi un modèle à atteindre, Questions Vives est une revue scientifique et je ne pense pas qu’il soit toujours nécessaire d’aller aussi loin pour un “simple” blog pédagogique par exemple. En tant qu’utilisateur de Zotero et m’intéressant beaucoup aux métadonnées pour leur rôle possible dans la mutualisation de documents pédagogiques, il me semble cependant que cela devrait faire partie des bonnes pratiques que de renseigner systématiquement un certain nombre d’éléments. Pour moi, le “minimum vital” serait :

 

 

Avec ces informations, on peut citer convenablement les travaux concernés, les attribuer comme il se doit à leur(s) auteur(s) et savoir ce qu’on est autorisé ou non à en faire (droits de reproduction, utilisation commerciale,…). C’est déjà pas mal non ? Après, tant qu’à bien faire les choses, il me semble que les champs suivants ont leur importance, particulièrement pour la recherche et la localisation des documents. On est pas toujours censé connaître le titre et/ou l’auteur d’un document après tout.

 

Et vu qu’on parle de citer proprement un auteur et de la propriété intellectuelle d’une ressource, compléter finalement les données suivantes permettraient de boucler la boucle :

 

L’INTÉGRATION DANS AGITO

Une fois cette liste définie, il me fallait trouver un moyen d’en intégrer tout ou partie dans les pages d’Agito – qui tourne sous WordPress – et ce, de la manière la plus automatisée possible pour ne pas avoir à refaire la même chose plusieurs fois. J’ai commencé par m’intéresser aux outils proposés sur le site de Zotero qui permettent d’inclure des métadonnées au format COinS, spécifique aux données bibliographiques (comme je vous disais, un des “problèmes” des métadonnées est la présence de plusieurs formats plus ou moins spécifiques à certains domaines). Plusieurs de ces outils se sont avérés assez anciens et non mis à jour, ou ne correspondaient pas à ce que je cherchais. Continuant mes recherches, je suis tombé sur l’excellent site ArchivEngines de Pierre Couchet et plus particulièrement sur son billet présentant le format Dublin Core, “un format de métadonnées très souple et très largement employé.” Suffisamment populaire en tous cas pour que des plugins WordPress soient développées. J’ai porté mon choix sur celui développé par Joost Kiens et qui correspond presque parfaitement à ce que je cherchais. Jugez plutôt ce que ça donne du côté administration du site :
Les champs de métadonnées du plugin Dublin Core pour WordPress développé par Joost Kiens
Je n’ai pour l’instant pas encore beaucoup de recul dans son utilisation mais j’en suis globalement satisfait. J’ai quelques petits soucis dans l’injection automatique des données, mais vu qu’il me donne la main pour que je puisse remplir manuellement les différents champs, je vais le conserver en attendant de trouver mieux. Si vous avez des suggestions, je suis bien entendu preneur. N’hésitez également pas à poser des questions ou à me dire si je fais fausse route via la section Réagir sur ce thème.

 

Métadonnées et référencement des sites internet

Je me vois mal boucler cet article sans parler d’un autre type de métadonnées, vraiment propre aux sites internet celui-ci. Si vous souhaitez partager des écrits scientifiques ou pédagogiques, le renseignement des métadonnées au format Dublin Core est important comme on vient de le voir. Mais si vous souhaitez que le site internet sur lequel vous les publiez soit facilement retrouvé par les moteurs de recherche comme Yahoo ou Google et placé en bonne position dans les résultats de recherche (c’est ça, le référencement de votre site), il va falloir faire en sorte que ce qu’on appelle les meta tags (des métadonnées faites pour décrire des pages web) soient également bien renseignés. On touche là encore à la problématique des différents formats car on va se retrouver avec des doublons. Vous allez par exemple préciser l’auteur d’une page web via les meta tags pour les moteurs de recherche, et vous allez renseigner la même information mais au format Dublin Core pour que les logiciels de bibliographie ou d’indexation puissent facilement extraire cette donnée. Plutôt compliqué n’est-ce pas ? D’autant plus que Google par exemple, reconnait les deux types de métadonnées. On a vu un exemple de résultat de recherche précédemment avec un article de revue, voici maintenant ce que donne une recherche pour mon premier article :
Résultat de recherche avec photo du profil Google Plus
Google utilise les meta tags de mon article pour en comprendre l’auteur et le rattacher à mon profil Google +. Quant on voit le nombre d’enseignants/chercheurs qui utilise leur nom comme titre de leur blog ou de leur site web, il me semble qu’ils auraient tout intérêt à intégrer ce système pour renforcer davantage encore leur présence sur la toile et leur identité numérique.

Concrètement, pour tous mes sites WordPress, j’utilise l’excellent plugin SEO de Yoast. Pour les autres cas, cette page d’aide de Google est assez complète… et vous pouvez aussi me demander un coup de main dans le cadre du défi solidaire juste en dessous. 😉

 

Cette section est présente dans la majorité des billets du blog. J’y invite le lecteur à répondre à certaines questions, à donner un retour spécifique à l’article, à se changer les idées ou, peut-être même, à relever des défis. En bref, c’est à vous d’agir ! 😎

 

Pour aller plus loin

Je l’ai déjà précisé dans la page principale du dossier, mais tout ceci n’est qu’un survol du concept des métadonnées et il reste beaucoup à dire et à préciser. J’ai d’ailleurs eu assez de mal à me concentrer ici sur leur seule intégration dans Agito sans déborder sur d’autres domaines. La diversité des formats et des différents domaines qui y sont rattachés, la présence de métadonnées dans les documents Word, Libre Office ou les pdf, la problématique du respect de la vie privée, les possibilités pour la mutualisation de ressources pédagogiques, le web sémantique et les microdonnées (micro, et oui !) sont autant de thèmes que j’ai effleurés et que je vous propose éventuellement d’approfondir avec les ressources suivantes. Cette liste (créée grâce à Zotero) servira également de bibliographie et de sitographie pour cet article bien que, une fois de plus, le fil des recherches m’a fait découvrir la majorité d’entre elles après coup.

 

« Métadonnée » [En ligne]. , 2013. Page Version ID: 97206403. Disponible sur : URL < http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=M%C3%A9tadonn%C3%A9e&oldid=97206403 > [consulté le 20 décembre 2013].
« Web sémantique » [En ligne]. , 2013. Page Version ID: 98922880. Disponible sur : URL < http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Web_s%C3%A9mantique&oldid=98922880 > [consulté le 20 décembre 2013].
Bourda Yolaine. « Pourquoi indexer les ressources pédagogiques numériques » [En ligne]. In : Compte rendu. Contribution à Indexation des ressources pédagogiques numériques, Villeurbanne, 2004. (« Colloques enssib »). Disponible sur : URL < http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notices/1232-l-indexation-des-ressources-pedagogiques-numeriques-un-partenariat-a-creer-entre-les-scd-et-les-services-tice-au-sein-des-universites >.
Catteau Olivier. Le cycle de vie de l’objet pédagogique et de ses métadonnées [En ligne]. Université de Toulouse, 2008. Disponible sur : URL < http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00344701 > [consulté le 18 novembre 2013].
Chen Ya-ning Arthur, Chen Shu-jiun Sophy. « Metadata for e-Learning Objects » [En ligne]. 2002. Disponible sur : URL < http://metadata.teldap.tw/bibliography/proceeding/cs030122.pdf > [consulté le 20 décembre 2013].
Collectif. « Pérennité et interopérabilité des documents pédagogiques » [En ligne]. Contribution à Colloque International de l’Université à l’Ere du Numérique., Lyon : InterUNT – Groupe Cycle de production, 2012. Disponible sur : URL < http://www.france-universite-numerique.fr/IMG/pdf/guide_perennite_et_interoperabilite_des_documents_pedagogiques.pdf > [consulté le 20 décembre 2013].
Couchet Pierre. « Dublin Core » [En ligne]. archivEngines, 24 septembre 2011. Disponible sur : URL < http://archivengines.wordpress.com/2011/09/24/dublin-core/ > [consulté le 20 décembre 2013].
Le Crosnier Hervé. Culture Numérique : 14 Les métadonnées [En ligne]. , 2009. (« Cours de culture numérique 2009-2010 »). Disponible sur : URL < http://www.canal-u.tv/video/centre_d_enseignement_multimedia_universitaire_c_e_m_u/culture_numerique_14_les_metadonnees.8427 > [consulté le 20 décembre 2013].
Lamontagne Denys. « Éditeurs de ressources éducatives : préparez-vous à indexer avec les microdonnées » [En ligne]. Thot Cursus, 30 janvier 2013. Disponible sur : URL < http://cursus.edu/dossiers-articles/articles/19189/editeurs-ressources-educatives-preparez-vous-indexer/ > [consulté le 20 décembre 2013].
Lavoué É. « TaCS: une plate-forme collaborative à base de tags pour l’apprentissage » [En ligne]. 2011. Disponible sur : URL < http://liris.cnrs.fr/Documents/Liris-5055.pdf > [consulté le 25 juillet 2011].
Miled Mahdi. « Les ressources complexes pour l’apprentissage : comment exploiter les traces d’utilisation et soutenir l’édition collaborative ? » [En ligne]. Contribution à Conférence EIAH 2011 (Environnements Informatiques pour l’Apprentissage Humain), septembre 2011. Disponible sur : URL < http://halshs.archives-ouvertes.fr/hal-00620866/ > [consulté le 30 octobre 2011].

 

Bon, c’est bien beau ces bibliographies mais ce n’est vraiment pas digeste. Il va falloir que je travaille un peu là-dessus histoire de trouver une présentation plus agréable et accessible tout en respectant les normes. Si quelqu’un a de l’expérience en la matière, je suis preneur, notamment pour le format (italiques, ordre, etc.) dont je ne suis pas vraiment sûr. Bonne lecture aux plus motivés. 😉

 

11 réactions
  1. Sébastien
    Sébastien dit :

    Merci pour cet article, je suis vraiment impatient de découvrir Zotero! C’est toujours une tâche ingrate d’inclure des métadonnées. J’essaie de le faire sur mon ordi pour mes documents: iTunes pour la musique, Calibre pour les livres, iDocument pour mes documents et Aperture pour mes photos. Le plus dur c’est de commencer mais après cela simplifie grandement la vie! Merci pour cette mise au point.
    Alors je n’ai pas réussi le défi rigolo, j’ai pourtant essayé 3 plugin chrome différent mais je retenterai plus tard!
    Bone continuation

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    • Fred dit :

      Je viens de jeter un œil à iDocument et je dois dire que ça fait envie ! L’interface est vraiment plus visuelle que Zotero (Mac oblige j’ai envie de dire 🙄 ). Dans l’idéal, il me faudrait un mix Zotero + iDocument + Mindmap pour couvrir mes besoins.

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    • Fred dit :

      Nickel ! Tu as réussi à trouver via Chrome ? J’ai aussi utilisé les 3 plugin dont on a parlé et il est hallucinant de voir qu’ils retrouvent des méta super compliquées et pas une donnée de base comme celle que j’ai utilisée…

      Si certains sont bloqués pour ce défi, il y a une autre possibilité sans utiliser votre navigateur :

        1. sauver les images de l’article dans votre ordinateur
        2. clic droit sur les différents fichiers
        3. Propriétés sous Windows et Lire les informations sur Mac
        4. chercher l’info dans la fenêtre qui apparaît

      Ça marche sur Mac mais je ne peux pas vérifier pour Windows par contre…

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  2. sevrin eric
    sevrin eric dit :

    Bonjour Fred,
    J’aime beaucoup l’univers, l’ambiance que propose la charte graphique c’est un univers chaleureux;
    Alors ! questions d’un grand naif : j’ai abandonné mes interrogations concernant la pédagogie (j’essayais de savoir qu’est-ce qui n’avais pas collé entre moi et l’école, on pourrait en parler pendant des heures, en discutant avec des voisins, des collègues etc. certains avouent encore comme moi, 30 après, se retrouver dans un rêve ou on repasse le bac, en général dans la matière ou s’est fait planter ). Après j’ai dans mes relations une personne qui enseigne la PNL ( Programmation Neuro-Linguistique), et qui m’ a un peu initié sur ce sujet : il en ressort que deux enseignants, deux thérapeutes, deux commerciaux, obtiennent de très bons résultats en prônant et en utilisant des techniques différentes , voire opposées. J’en ai fait un raccourci qui m’arrange (gain de temps) en rangeant l a “pédagogie” dans un ensemble de techniques qui dépendent essentiellement du pédagogue, donc exit la pédagogie. Je me suis donc tourné vers la didactique, pour ne pas être trop long j’en reste là !
    Pourrais-tu éclaircir ce premier point en définissant ce qu’est la pédagogie, et ce qu’est la didactique .

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    • Fred dit :

      Bonjour Éric et bienvenue !

      Merci pour ton commentaire. Je suis vraiment content que tu aies ce ressenti vis-à-vis de la charte graphique. J’ai passé pas mal de temps à choisir les couleurs notamment pour créer un environnement agréable pour la lecture et l’étude. Il y a encore du travail je pense, mais ta réaction est très encourageante !

      Pour la deuxième partie de ton message, je ne suis pas le mieux placé pour répondre à ta question je pense. Je peux juste te faire part d’un ressenti personnel. Il me semble que la pédagogie, c’est quelque chose de très subjectif, alors que la didactique peut être un objet d’étude objectif. Wikipédia semble aller dans ce sens et présente même la pédagogie comme l’art d’éduquer. Je trouve cette expression absolument parfaite ! En effet, chaque artiste aura une manière très personnelle d’interpréter et d’adapter les normes et caractéristiques d’un même courant artistique. Cette diversité n’aboutit pas à une séparation “bon artistes” et “mauvais artistes”. Elle est au contraire source de richesse et permet à différents publics de trouver leur compte.

      Je pense qu’en enseignement, en pédagogie, c’est pareil. Ça rejoint ce que tu dis à propos de deux personnes obtenant de bons résultats avec des méthodes très différentes. Pour moi, le plus important est de croire et de s’investir dans sa méthode d’enseignement. Si un apprenant, un élève motivé n’arrive pas à bien étudier avec un professeur donné, c’est donc soit que sa méthode d’apprentissage est totalement incompatible avec la méthode d’enseignement (ce qui ne fait pas pour autant du prof un “mauvais prof”) ; soit l’enseignant ne s’investit pas assez et là, c’est un problème qui ne touche pas spécialement à la pédagogie ou à la didactique. D’un point de vue totalement personnel, je préfère un enseignant ultra-motivé, même sans aucune formation à la didactique, qu’un autre bardé de diplômes et d’expérience mais qui n’a pas – ou a perdu – la passion d’enseigner. Après tout, quels que soient les outils et techniques, c’est la manière dont on les utilise qui compte non ?

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  3. Marie-Antoine Rieu
    Marie-Antoine Rieu dit :

    Bonjour Fred,
    Je suis un peu épatée par ton travail sur les métadonnées. Mais en fait ça demande un sacré temps de ranger tout ça et de faire des commentaires sur le document.
    Pour le site de Cocoo, ce serait bien que tu réfléchisses – et pour cela j’ai aussi quelques idées – à la façon dont on pourrait utiliser ton travail sur les métadonnées pour indexer les documents que l’on cite au fur et à mesure. En sachant que les gens n’ont pas le temps de prendre un quart d’heure par doc pour résumer le contenu ou choisir les mots-clefs.
    A bientôt de te lire
    Marie

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    • Fred dit :

      Bonsoir Marie,

      Et bien moi, je suis épaté – et content – de voir tant de personnes s’intéresser au sujet ! Ça fait assez peur je pense au premier abord et vous avez le courage de vous lancer dedans : chapeau bas !

      Pour le site, il faut qu’on voit ça oui. Une première question par contre. J’ai l’impression que tu parles ici d’indexer des documents auxquels on a fait et on fera référence : en gros, constituer une bibliographie, c’est ça ? Le truc, et c’est ce que j’essaie d’expliquer dans mon article, c’est que si ces documents ont bien été créés, on n’aura pas à faire ce travail d’ajouter un résumé ou des mots-clefs : il aura déjà été fait à la source. Mon article est vraiment un appel aux bonnes pratiques et à la sensibilisation des éditeurs/producteurs de ressources qui ont, je pense, la responsabilité d’intégrer des métadonnées. Si tout le monde respectait cela, il serait beaucoup plus simple de citer et indexer travaux et auteurs. Et franchement, quand on a pris le temps d’écrire une belle thèse ou un article pertinent, l’intégration des métadonnées n’est qu’une formalité pour l’auteur, qui est quand même le mieux placé pour savoir comment indexer ce qu’il a écrit non ? 😉

      Répondre
  4. Fred dit :

    Défis 2 & 3 (ben oui, j’ai le droit de relever mes propres défis non ? ^^)

    Je suis très content de vous annoncer que le blog Veille et Analyse TICE de Bruno Devauchelle incorpore désormais des métadonnées pour chacun de ses articles.

    Preuves en ligne : son blog, bien sûr, et le début de nos échanges dans les commentaires d’un de ses articles.

    Répondre
  5. Lridel
    Lridel dit :

    Bravo pour cet article. Un sujet difficile mais j’ai aimé votre façon de le rendre digeste, compréhensible et progressif. Préparez-vous à avoir un pic de lecture. Le Mooc iTypa Saison 3 indique votre article en référence.

    Répondre
    • Fred dit :

      Merci ! C’est effectivement un sujet qui peut être assez complexe et je suis vraiment content d’entendre que l’article arrive à “déminer” un peu le terrain. 😀 Je vais essayer de faire un tour sur ITyPA tiens. Je suis curieux de voir ce que donne leur partenariat avec SpeachME, une très bonne idée pour cette nouvelle édition. 😀

      Répondre

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